À Genève, l’impôt sur votre salaire est prélevé chaque mois par votre employeur, avant même que vous ne touchiez votre paie. Voici comment ça fonctionne.
Le prélèvement à la source est simple en apparence, mais il cache des marges d’ajustement que beaucoup de frontaliers ignorent.
L’employeur genevois applique un barème d’impôt à la source qui dépend de votre situation (célibataire, marié, enfants à charge, double activité…). L’impôt est retenu sur chaque salaire ; vous n’avez, par défaut, pas de déclaration cantonale classique à remplir.
Un barème mal renseigné (mauvaise situation de famille, enfants non pris en compte) se traduit par un impôt trop élevé. Signalez tout changement (mariage, naissance, séparation) à votre employeur et à l’administration pour que le barème soit corrigé.
Genève reverse chaque année une compensation financière aux départements français frontaliers (Ain et Haute-Savoie) pour les frontaliers qui y résident. Cela ne change rien à votre impôt, mais explique pourquoi Genève conserve l’imposition à la source.
Par défaut non : l’impôt est prélevé par l’employeur. Mais vous pouvez demander une rectification, ou une taxation ordinaire ultérieure (statut de quasi-résident) pour faire valoir des déductions.
Pas toujours. Selon votre situation, vous pouvez demander une correction du barème ou une taxation ordinaire ultérieure, qui peut aboutir à un remboursement — ou, parfois, à un complément. Mieux vaut le simuler avant.
Vous déclarez votre revenu suisse en France ; la convention accorde un crédit d’impôt pour éviter la double imposition. Ce revenu est toutefois pris en compte pour déterminer votre taux d’imposition français.
Voir aussi : tous les guides · la retraite du frontalier.
Barème, situation de famille, statut de quasi-résident : de petites erreurs coûtent cher. On vérifie votre situation gratuitement.